Guilde jeu de rôle dans le monde de Tyrie.
 
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 Histoire de Sayuko Elfagh

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AuteurMessage
Sayuko



Messages : 37
Date d'inscription : 13/03/2012

MessageSujet: Histoire de Sayuko Elfagh   Ven 29 Juin - 9:23

Nom : Sayuko Elfagh
Age : 20 ans
Alignement : Bon
Classe en jeu : Envouteur
Métier JdR : Investigateur
Caractère : Naïf, curieux, calme et organisé

HISTOIRE :


Tapi en silence dans un fourré, j'observais le lapin.
Celui-ci était si petit, si fragile, si innocent, j'avais presque peur de m'approcher. Mais il me fallait le tuer. La faim me tenaillait depuis bien trop longtemps.
Derrière le lapin, j'invoquais un clone de moi. Celui-ci, effrayé, courra dans ma direction, et je n'eus aucun mal à le capturer.
J'ai rapidement planté ma dague dans son coeur, en murmurant une dernière prière à la déesse de la Nature que Donovan avait vénérée.
C'est lui qui m'avait enseigné la chasse. Il m'avait dit que c'était la voie du moindre mal, et que, même si cela me dégoutaît, en tant qu'être issu de la nature, il fallait bien survivre.
En faisant cuire ce lapin, je me souvins de ce jour, où je pensais avoir enfin trouvé ma voie. En dehors du Bosquet, alors que j'étais parti pour l'aventure, je m'étais fait attaquer par un groupe de centaures ayant monté leur camp un peu plus bas. Je me souvenais encore de la torche de leur chef, qui se rapprochait dangereusement de moi, et mes feuilles séchaient à sa proximité : pendant un moment, j'ai cru que c'était la fin.
Et puis, d'un seul coup, un humain est apparu derrière le centaure, lui a planté une dague dans le dos avec un large sourire, puis a disparu.
Les autres centaures étaient cois, figés par la rapidité de ce meurtre. L'homme réapparut, cette fois-ci devant les créatures, et effectua comme un geste de provocation. Les centaures le chargèrent, mais l'image de l'homme ondula, puis disparut au moment où les centaures le touchèrent. Il se maérialisa sur le dos de l'un d'eux, et fit jaillir de chacune de ses mains des faisceaux de lumière pourpre touchant chacun des centaures à un point vital. Les jambes des deux monstres se dérobèrent sous elles, et elles s'écroulèrent. Aucune trace ne subsistait là où le faisceau les avait touché.

L'homme se tourna vers moi, et fit un signe en ma direction, comme s'il souhaitait me demander si j'allais bien.

Merci, je peux me lever. Encore merci de m'avoir sauvé.

Me relevant péniblement, je m'avançais alors vers l'étranger.

Quel est votre nom ?

L'étranger ramassa alors un bâton, et écrit plusieurs caractères étranges dans le sol. Je n'arrivais pas à les déchiffrer, ne m'y connaissant pas assez dans la langue humaine.

Excusez moi, ne pouvez vous pas me le...

J'arrêta alors ma phrase, ayant compris.
L'homme ne pouvait pas parler. Celui-ci, pas choqué le moins du monde, fit alors un signe, m'invitant à le suivre.

Mes souvenirs de ce temps là sont ensuite très diffus, tant j'ai appris. Je me souviens du nombre hallucinant de personnes que j'ai rencontré au camp de cet homme, tous des érudits d'une certaine manière. Bien que ma nature de sylvari aurait pu les choquer, ils m'accueillirent comme l'un des leurs, et m'autorisèrent à rester avec eux. Je me souviens de Betsy, jeune chercheuse m'ayant appris à lire et à écrire l'humain. Je me souviens de Donovan, le gros sympathique m'ayant appris l'art de la bataille. Mon mystérieux sauveur m'avait lui aussi beaucoup appris, m'enseignant la magie de la duperie et des illusions pour me battre.
Chaque jour, je découvrais et j'apprenais. Par la suite, je fus rapidement capable d'enseigner moi aussi mes pairs, notamment sur ma race. Je semblais les intéresser au plus haut point, même si je notais parfois dans le regard de mes compagnons une lueur malsaine.
Enfin, le jour fatidique arriva. Notre compagnie découvrit des ruines d'une ancienne civilisation, ravagée par un fléau inconnu. En cherchant un peu les ruines, j'avais trouvé, tout fier, une inscription que tous les autres membre de notre compagnie n'arrivaient pas à déchiffrer, qui indiquait l'emplacement de la première cité humaine : Orr.
Réjoui par cette découverte, nous décidâmes de faire une énorme fête. Beaucoup d'alcool et de nourriture furent consommés ce soir, et j'eus notamment participé à un concours de boisson contre Donovan, que j'ai évidemment gagné. Je me souviens avoir croisé, au cours de la soirée, mon mystérieux sauveteur, dont je ne connaissais toujours pas le nom, après presque 6 mois passés à ses côtés. Il m'avait juste mis une petite tape dans le dos, puis était parti. Je me souviens avoir ressenti une légère piqure à ce moment-là, mais je ne m'en étais pas préoccupé.
Tout d'un coup, tout devint noir, et je m'écroula sur le sol. Quand je me suis réveillé, il n'y avait plus rien. Toutes traces de la fête, tous les chariots de la compagnie, tout signe de vie, avait disparu du plateau sur lequel ils avaient festoyés la veille.
La douleur me ramena à mes esprits très rapidement : en me relevant avec difficulté, je constatai avec horreur une énorme coupure sur mon corps, comme si quelqu'un avait tenté de me disséquer. Ma sève avait déjà séchée sur la plaie, la colmatant de manière rudimentaire.
Faisant un bandage de fortune avec ma cape, je m'efforçai alors à explorer les environs.Je trébuchai sur un livre étrange, sans titre, avec une couverture en cuir à moitié déchirée : le contenu du livre était varié : des schémas, des croquis, des informations sur des créatures, des lieux, et bien d'autres choses encore. A la fin du livre, un message était écrit. Je commençais alors à le lire, et les larmes me montaient aux yeux au fur et à mesure que je prenais connaissance du texte. Je pourrais le réciter par coeur. Oui, voilà ce qu'il disait :

Cher ami Sylvari,
A l'heure où tu liras ce texte, sache que nous serons tous partis, en direction d'Orr, pour en explorer ses mystères. Nous ne t'avons pas réveillés, car nous ne voulions pas t'emmener avec nous. Bien que tu sois différent de nous, ta compagnie nous enchantait, mais tu es trop jeune pour affronter les dangers sommeillant aux fins fonds de la cité engloutie.
Nous ne voulons pas qu'il t'arrive du mal, et nous souhaitons que tu arrives à maturité en bonne santé et dans les meilleures conditions possibles.
Lorsque tu atteindras ta vingtième année, explore le monde. Cherche-nous, essaye de trouver par tes propres moyens comment accéder à Orr. Et sois certain que nous t'attendrons.
Et n'oublie pas d'apprendre et de découvrir, à chaque instant de ton voyage. QUi sait, peut-être pourrais tu même écrire un livre, consigner tes découvertes dedans ! Le choix t'appartient.
Je te lègue mon batôn, la Flamme Illusoire, ainsi que ma Claymore, Feu Follet. Puissent ces armes te servir au cours de ton futur voyage.
Au revoir, toi, l'être qui m'aura le plus intéressé pendant ces derniers mois.
L'homme qui t'a sauvé,
Vaegh.


Aujourd'hui, j'y repense encore. Et même si certains évènements et faits me dérangent encore, comme cette coupure dont je ne connais pas la provenance, et dont la profondeur avait causé l'apparition d'une énorme cicatrice sur mon torse, une part de moi souhaitait toujours retrouver cette personne, afin de pouvoir à nouveau sillonner le monde avec elle.

Aujourd'hui, c'était mon anniversaire.

Aujourd'hui, une nouvelle fois j'ai quitté le bosquet, afin de parcourir le monde et afin de retrouver la personne m'ayant enseigné l'art des illusions.
Les dangers seront probablement nombreux, mais les nouvelles choses à découvrir selon plus nombreuses encore.
Avant toute chose, je dois aller en ville. Seul, je n'irais pas bien loin. Sans argent, je ne pourrais avancer.
Je dois trouver une organisation, qui me permettrait d'obtenir des compagnons, du travail et des informations.
Oui, je dois rejoindre une guilde.

Je souhaite faire de l'histoire de mon perso une quête initiatique, à la recherche de son maître et des secrets qui entourent celui-ci.J'espère que ça vous plaira !
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